Author Archives: Strum

D’après une histoire vraie de Roman Polanski : substance vide

Même un grand réalisateur ne peut tirer un bon film d’un mauvais script (bien qu’on puisse écrire un bon script à partir d’un mauvais livre). On constate derechef la pertinence de cet adage devant D’après une histoire vraie (2017) de … Lire la suite

Publié dans cinéma, Cinéma français, critique de film, Polanski (Roman) | Tagué , , , , , | 22 commentaires

Nous irons tous au paradis de Yves Robert : adieu à l’insouciance

D’emblée, on remarque que quelque chose a changé : Etienne, Daniel, Bouly et Simon se disputent avec plus de véhémence que de coutume. Cette capote de voiture décapotable qui se bloque, les condamnant à rouler têtes nues sous une pluie … Lire la suite

Publié dans cinéma, Cinéma français, critique de film, Robert (Yves) | Tagué , , , , , | 3 commentaires

Un éléphant ça trompe énormément d’Yves Robert : vent fou de l’aventure et stoïcisme badin

« Le vent fou de l’aventure » se mesure différemment selon les latitudes et les individus. Dans Un éléphant ça trompe énormément (1976) d’Yves Robert, l’aventure est d’apparence modeste. C’est celle vécue par une bande d’inséparables : Etienne Dorsay, haut fonctionnaire armé … Lire la suite

Publié dans cinéma, Cinéma français, critique de film, Robert (Yves) | Tagué , , , , , , , , , | 11 commentaires

Solaris d’Andreï Tarkovski : rencontre avec un dieu infirme

« A dix-neuf heures, temps du bord, je me dirigeai vers l’aire de lancement » : en 1961, dans une langue neutre, prosaïque, truffée de termes scientifiques, l’écrivain polonais Stanislas Lem posait dans Solaris cette question : la connaissance humaine peut-elle embrasser … Lire la suite

Publié dans Adaptation, cinéma, cinéma européen, cinéma russe ou soviétique, critique de film, Lem (Stanislas), Littérature, livres, Tarkovski (Andreï) | Tagué , , , , , , , , , | 10 commentaires

Jeune femme de Léonor Serraille : itinéraire de Laetitia Dosch

C’est peu dire que Jeune femme (2017) de Léonor Serraille repose tout entier sur le talent de son interprète, Laetitia Dosch. On ne voit qu’elle dans ce film-personnage qui retrace l’itinéraire dans Paris d’une jeune femme nomade et rétive aux … Lire la suite

Publié dans cinéma, Cinéma français, critique de film, Serraille (Léonor) | Tagué , , , , , , | 4 commentaires

Mon père avait raison de Sacha Guitry : « rien n’est grave »

Contrairement à une idée reçue qui le voudrait piètre réalisateur, Sacha Guitry tira parti de l’agilité narrative qui fait échapper le cinéma à la logique de situation du théâtre. Des films comme Le Roman d’un Tricheur (1936) ou Les Perles … Lire la suite

Publié dans cinéma, Cinéma français, critique de film, Guitry (Sacha) | Tagué , , , , , | 13 commentaires

Van Gogh de Maurice Pialat : « un mur de fer invisible »

En juillet 1880, dans une de ses lettres à son frère Théo, Vincent Van Gogh écrit : « je suis un homme à passions ». C’est avec une extrême rigueur qu’il s’observe en tant qu’homme (il sait ses faiblesses) et se juge en tant … Lire la suite

Publié dans cinéma, Cinéma français, critique de film, Pialat (Maurice) | Tagué , , , , , | 20 commentaires

The Square de Ruben Östlund : pré carré de l’Art et cercle retors

L’art contemporain se prévaut d’un jus soli, d’un droit du sol selon lequel tout ce qui est abrité dans un musée serait de l’Art. Cette présomption apparemment irréfragable s’appuie le plus souvent sur un texte explicatif, un mode d’emploi, livré … Lire la suite

Publié dans cinéma, cinéma européen, cinéma suédois, critique de film, Ostlünd (Ruben) | Tagué , , , , , , | 16 commentaires

Notre Pain quotidien (Our Daily Bread) de King Vidor : parabole au temps de la Grande Dépression

Six années séparent La Foule (1928) de Notre Pain quotidien (1934) de King Vidor et John Sims n’est plus le même. Dans La Foule, c’était un homme sans volonté, un anonyme écrasé par les exigences du rêve américain et porté à bout … Lire la suite

Publié dans cinéma, cinéma américain, critique de film, Vidor (King) | Tagué , , , , , | 6 commentaires

A.I. Intelligence Artificielle de Steven Spielberg : film-schizophrène et fêlure

C’est le plus émouvant des films de Steven Spielberg. C’est un film-schizophrène, où l’écart entre la forme souvent doucereuse, faite de contre-jours enveloppant les personnages de lumière, et le fond, d’une grande noirceur, est tel qu’on a l’impression que le … Lire la suite

Publié dans cinéma, cinéma américain, critique de film, Spielberg (Steven) | Tagué , , , , , , | 22 commentaires