Archives par mot-clef : cinéma

House by the river de Fritz Lang : deux coupables

House by the river, film remarquable, est pareil à un cauchemar poisseux. D’emblée, Fritz Lang marque son territoire : pendant le générique, la caméra survole un fleuve agité par un courant violent, donnant aux images sombres un caractère irréversible. C’est … Lire la suite

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Aucun ours de Jafar Panahi : transparence d’un récit double

Sous le joug d’une interdiction de filmer, Jafar Panahi se met lui-même en scène dans Aucun Ours (2022). Hébergé par un habitant d’un village proche de la frontière turco-iranienne, il y dirige à distance, clandestinement, une fiction se déroulant dans … Lire la suite

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La Salamandre d’Alain Tanner : Rosemonde, hors cadre

Le caractère protestataire de tout un pan du cinéma européen des années 1970 apparait clairement dans La Salamandre (1971) d’Alain Tanner, cinéaste suisse récemment disparu. Il y trace le portrait d’une jeune femme de vingt-trois ans refusant l’asservissement que lui … Lire la suite

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La Piscine de Jacques Deray : après le soleil

Quand est évoqué La Piscine (1969) de Jacques Deray, c’est presqu’immanquablement pour parler des retrouvailles d’Alain Delon et Romy Schneider, qu’illustre un prologue où leurs corps glorieux et dorés se mêlent au bord de l’eau, étreinte d’un dieu et d’une … Lire la suite

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Le Train de Pierre Granier-Deferre : une rencontre

Le Train (1973) est un beau film romanesque. Romanesque parce que c’est un film qui s’embarrasse assez peu de réalisme, qui n’en fait pas sa boussole, qui fait primer son histoire d’amour sur le fond historique du récit, celui de … Lire la suite

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Frère et soeur d’Arnaud Desplechin : deux signes négatifs qui font un plus ?

Le critique de cinéma, qui regarde des films dans un fauteuil et les commente immobile, est sans doute mal placé pour donner des leçons de moral aux metteurs en scène, car c’est dans l’action que s’éprouve la morale. Le travers … Lire la suite

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Le Cheik blanc de Federico Fellini : de l’autre côté du roman-photo

Dès son premier film (si l’on excepte Les Feux du music-hall, co-réalisé avec Lattuada), Fellini est maître de son sujet. Je ne veux pas dire par là que Le Cheik blanc (1952) soit exempt d’imperfections techniques. On ne retrouve pas … Lire la suite

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Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks

Dans la carrière de Hawks est souvent revenue cette situation d’un groupe d’hommes et de femmes contraints de faire face ensemble à l’adversité. C’était pour Hawks, sans doute, l’occasion d’observer comment se révélaient les héros, se nouaient les alliances, se … Lire la suite

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Le Trio infernal de Francis Girod : complaisance anémiée

Voici un film qui porte bien son titre et s’inspire d’une affaire criminelle qui défraya la chronique dans la France des années folles : l’affaire Sarret, du nom d’un avocat marseillais qui commit plusieurs crimes dans le cadre de fraudes … Lire la suite

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L’Etau d’Alfred Hitchcock : fantasme affaibli

Dans le Truffaut-Hitchcock, Truffaut observe qu’Hitchcock réalisait des films pour vivre par procuration les aventures que son physique peu avantageux lui interdisait. Peu après le début de L’Etau (1969), une métaphore résume ce désir : à l’arrière plan du cadre, … Lire la suite

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