Category Archives: critique de film

Moi, Daniel Blake de Ken Loach : oeuvre au noir

Moi, Daniel Blake (2016) de Ken Loach est un beau film, au sens platonicien de la beauté, où celle-ci rejoint l’idée du bien, la plus haute de toutes les idées selon Platon, qui fait mieux voir le monde. C’est l’histoire kafkaïenne d’un … Lire la suite

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Shutter Island de Martin Scorsese : culpabilité et sentiment du faux

Shutter Island (2010) est sans doute le moins convaincant des films réalisés par Martin Scorsese avec Leonardo Di Caprio (sur lesquels j’ai souvent des réserves). Par sa structure narrative, l’agencement de son récit, Shutter Island se révèle être un film où les images nous mentent, … Lire la suite

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Le Client d’Asghar Farhadi : hors champ et rouages du scénario

A bien des égards, le Client (2016) d’Asghar Farhadi ressemble à Une Séparation (2011) du même réalisateur : construction similaire autour d’un évènement dramatique qui est laissé hors champ (ici, une agression, dans Une Séparation, une chute dans un escalier), même opposition … Lire la suite

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Mademoiselle de Park Chan-wook : la vie comme vengeance éternellement recommencée

Depuis Old Boy (2003), film abject par sa complaisance et sa conclusion, j’ai vis-à-vis du cinéma de vengeance de Park Chan-wook de sévères préventions. Aussi n’est-ce pas sans réticences que j’ai vu Mademoiselle (2016), dont la rumeur prétend qu’il marquerait une inflexion … Lire la suite

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Cérémonie secrète de Joseph Losey : dans la maison

Cérémonie secrète (1968) de Joseph Losey est un film reprenant les thèmes du maître et de l’esclave, de la soumission, de l’emprise sexuelle, intellectuelle ou sociale, de la différence entre classes sociales, que l’on rencontre déjà dans The Servant (1963), qui … Lire la suite

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Argo de Ben Affleck : l’envers et l’endroit

Examinons Argo (2012) de Ben Affleck sous l’angle de l’envers et de l’endroit. L’endroit d’abord : on y voit un film sérieux et bien fait, tirant parti des rues étroites d’Istanbul (et notamment de son Grand bazar) où le film fut tourné … Lire la suite

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Tsui Hark : cinéaste de la vitesse et des personnages purs (à propos de Time and Tide, The Blade, Detective Dee)

Deux éléments principaux caractérisent le cinéma de Tsui Hark, cinéaste de la vitesse. Premier élément : une capacité à créer en quelques plans des personnages purs, condamnés souvent à la solitude en raison d’un sens de l’honneur qui les exclut de la société corrompue … Lire la suite

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Appelez Nord 777 de Henry Hathaway : journalisme d’investigation et vertus de la technique

Ce n’est pas le moindre intérêt d’Appelez Nord 777 (1948) de Henry Hathaway que de montrer une prison d’Etat (de l’Illinois) construite sur le modèle du panoptique de Jeremy Bentham, cette prison circulaire avec une tour centrale que décrit Foucault dans Surveiller et Punir … Lire la suite

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Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-eda : Apprentissage (à tous les âges) et modèles

Tel Père, tel fils (2013) de Hirokazu Kore-eda vaut peut-être moins pour le regard que pose le cinéaste sur deux familles que tout oppose que pour son discours critique sur la figure du père japonais traditionnel, aux valeurs conservatrices fondées sur la loi du sang … Lire la suite

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Quand passent les cigognes de Mikhaïl Kalatozov : un amour fou transfiguré par le cinéma

Quand passent les cigognes (1957) de Mikhaïl Kalatozov, un des chefs-d’oeuvre du cinéma russe, accomplit ce miracle de donner une définition de l’amour à l’écran, l’amour que se portent Veronika (Tatiana Samoïlova) et Boris (Alexeï Batalov), que la seconde guerre mondiale va … Lire la suite

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